La Chambre de commerce du Grand Joliette (CCGJ) invite ses membres à répondre à un sondage dans lequel on pose clairement la question à savoir si la fusion serait pertinente dans la MRC Joliette.
La Chambre estime que le point de vue du milieu des affaires est essentiel pour bien refléter les réalités et les préoccupations de la communauté.
Voici le président de la Chambre, Pol Brisset, en entrevue avec Pierre Jubinville :
Plusieurs maires de la région ont réagi à cette intitiative. Voici ce que le service des nouvelles de CFNJ a recueilli :
Réaction de la mairesse de Notre-Dame-des-Prairies, Suzanne Dauphin, avec notre journaliste Michel Harnois :
Réaction d’Alexis Nantel, maire de Saint-Charles-Borromée, avec notre journaliste Michel Harnois :
Réaction d’Étienne Dupuis, maire de Crabtree, avec notre journaliste François Morin :
Réaction de Marc Pelletier, maire de Saint-Paul, avec notre journaliste François Morin :
Réaction par communiqué du maire de Saint-Mélanie, Hugues Hénault :
Le maire de Sainte-Mélanie, Hugues Hénault, questionne lui aussi la démarche de la Chambre de commerce du Grand Joliette de soumettre ses membres à un sondage sur la pertinence d’une fusion des municipalités de la MRC.
Dans une correspondance qu’il nous a fait parvenir, il indique qu’il est normal qu’elle prenne le pouls de sa communauté d’affaires.
Cela dit, et je cite : un sondage interne à une organisation privée ne constitue pas un processus consultatif sur l’organisation territoriale.
Au Québec, ces questions relèvent des municipalités, de la MRC, du ministère des Affaires municipales et, ultimement, des citoyens eux-mêmes. Il conclu que si la question de l’organisation territoriale doit un jour être posée dans Lanaudière, elle devra l’être avec rigueur, sur la base de données solides, et en associant les premières concernées : les municipalités et leurs citoyens.
Par ailleurs, un des acteurs majeurs de la MRC Joliette, Pierre-Luc Bellerose (préfet et maire de Joliette), a refusé de commenter le sondage mené par la Chambre de commerce. Il nous a fait parvenir un extrait de son discours livré à la Chambre de commerce, le 2 décembre dernier, portant sur sa position à l’époque sur les fusions municipales.
Aux fins du dossier, nous rendons disponibles, le discours livré par M. Bellerose à cette date :
« Aujourd’hui, je veux aborder un sujet qui revient souvent dans l’espace public : la question d’une éventuelle fusion municipale. D’emblée, permettez-moi de dire ceci : nos communautés travaillent déjà énormément ensemble. Il y a une synergie et une collégialité incroyables entre mes homologues et moi.
Dans la MRC, nous avons développé et bonifié au fil des ans une série d’ententes intermunicipales qui fonctionnent très bien : passant de la cour municipale commune à la gestion préventive du couvert de glace, de la distribution de l’eau potable à la Bibliothèque Rina-Lasnier. Je pense aussi à d’autres exemples de mise en commun comme la programmation des loisirs ou CIVIS avec SCB. Cette collaboration n’est ni théorique ni timide. Elle est concrète et elle porte fruit.
C’est d’ailleurs grâce à cette collaboration que, lorsque la question d’une fusion est soulevée, je choisis de l’aborder sans tabou, mais aussi sans précipitation. Je l’ai dit, et je le répète aujourd’hui : Je suis favorable à l’idée d’étudier sérieusement cette possibilité. Mais être favorable à l’étude, ce n’est pas être aveuglé ou déjà convaincu. C’est plutôt reconnaître que, pour faire un choix aussi structurant, il faut avoir en main tous les faits, toutes les données, et toutes les implications positives comme négatives.
Un autre point important : il existe plusieurs modèles de fusion, chacun avec ses particularités et ses impacts : • une fusion de toute la MRC, pour créer une entité unique et cohérente ; • une fusion au niveau de l’agglomération, centrée sur les villes les plus interconnectées et urbaines ; • ou encore une fusion ciblée, volontaire, où certaines municipalités choisissent de se regrouper sans imposer la même décision à toutes. Ces options doivent être examinées avec soin, car chacune a des implications différentes sur la gouvernance, la fiscalité, les services et l’identité de nos communautés.
C’est pourquoi je crois essentiel de mettre à jour les études déjà existantes et, au besoin, d’en produire de nouvelles. Pas pour orienter le débat, mais pour l’éclairer. Pas pour imposer une direction, mais pour donner à nos citoyens une information complète, rigoureuse et neutre.
Une chose est importante à rappeler, et je tiens à le dire clairement devant vous : La Ville de Joliette ne peut pas décider seule ! Il n’y a pas de scénario, pas de projet, pas de vision qui puisse s’imposer unilatéralement. Nos municipalités/villes sont partenaires. Elles avancent ensemble.
Et aucune décision structurante ne peut se faire sans dialogue, sans égard, et sans coopération. Et surtout, c’est peut-être le point le plus crucial, ce sont ultimement les citoyens de nos communautés qui devront choisir la destinée de notre territoire.
Pas sur la base d’émotions ou d’intuitions, mais en toute connaissance de cause, avec les faits, les chiffres et les impacts d’un tel choix.
C’est ainsi qu’on prend de grandes décisions collectives. C’est ainsi qu’on construit l’avenir d’un regroupement fort et durable. En tant que maire et préfet, mon rôle n’est pas de dicter la conclusion. Mon rôle, c’est de permettre un débat constructif et de garantir que chacun aura l’information nécessaire pour se prononcer librement. »
Cet extrait du discours annuel du maire Bellerose du 2 décembre 2025 représente sa position à l’époque et ne représente en aucun cas sa position actuelle.
Pour l’instant, le maire de Joliette ne désire pas faire de commentaires sur ce dossier.
Les résultats de la consultation (du sondage) seront présentés au conseil d’administration de la Chambre de commerce du Grand Joliette pour orienter sa réflexion et ses actions futures.
Éditeur web: Michel Harnois